Les Streameurs continuer de lutter contre la précarité sociale des jeunes en France.

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Après des années compliquées ou des actions de luttes contre la Covid-19 se sont mises en place en France et dans le monde, il semble que cette crise à changer les habitudes et les liens sociaux entres les individus.

Les streamers grâce à leurs lives permettent de crée du lien social entre les membres de leur communauté.


Sommaire

Le covid met en lumière Marketing d'influence dans vos campagnes

Le covid met en lumière les problème de précarité sociale des jeunes en France



Un quotidien chamboulé par les restrictions sanitaires.


Les restrictions n'ont pas uniquement impactées la vie économique des français et (notamment celle des jeunes).

Selon une interview de Laurent Grzybowski (directrice d'études à l'observatoire des inégalités), les jeunes sont les premières victimes économiques et sociales de la crise sanitaire.

En effet, il est par exemple difficile d'avoir accès aux petits boulots nécessaires pour payer les études, de trouver un stage, un premier emploi ou encore de payer un logement près d'une université.


Des étudiant en situation de pauvreté et de détresse sociale.


Ainsi, en France avec la pandémie, plus d'un jeune sur dix serait en situation de pauvreté. De plus, des mouvements comme le #etudiantsfantomes, avec des manifestations et témoignages, ont mis de plus en plus en évidence la détresse des jeunes sur le plan mental et sociale. (critère de la définition de la santé par l'OMS).

Une enquête d'Ipsos du 28 janvier 2021 met en lumière le mal être des jeunes. En effet, d'après leurs recherches, 40% ont fait état d'un trouble anxieux généralisé, et 30% ont avoué avoir déjà eu des idées suicidaires ou songé à se mutiler. C'est, selon Santé publique France, un jeune sur trois qui a souffert de troubles dépressifs. Bien plus que les autres générations.

Mise en lumière par le covid des problèmes des jeunes


Au delà des chiffres, ce sont des étudiants qui ont décroché de leurs études. Des cours à distance non choisis qui, malgré les efforts de certains enseignants pour essayer de s'adapter aux cours en distanciels, ne permettaient pas un apprentissage optimal. Des jeunes qui n'ont pas la chance de vivre pleinement, de rencontrer de nouvelles personnes, de partir étudier ou d'apprendre une nouvelle langue à l'étranger. Des jeunes qui ne peuvent pas se découvrir eux-même, dans les années qui doivent leur permettre de se construire intellectuellement et humainement. C'est toute une part de la France qui a souffert. Les multiples témoignages de jeunes parlent des causes de leurs sentiment de mal être.

La peur, provoquée par l’incertitude sur leur avenir, de n'avoir aucune visibilité sur leurs études ou le métier qu'ils vont pouvoir effectuer. La crainte, d'avoir un diplôme dévalorisé par les conditions d’obtention. Le manque de communication claire des instances, ont augmenté très largement cette anxiété. La colère, qu'on ne fasse pas confiance aux étudiants pour ne pas manger le bonbon qui traîne sur la table. L'impression de ne pas être entendu, d'être infantilisé et méprisé par le gouvernement. La perception que leurs problèmes soient minimisés par les générations précédentes, d'être les laissé-pour-compte, les dommages collatéraux. Mais c'est surtout d'être seul et isolé dut à l'éloignement sociale qui entraîne les plus gros problèmes, et ce sentiment d'abandon.

La crise sanitaire a mis en lumière et accentuée des problèmes que les jeunes, et notamment les étudiants, rencontrent depuis longtemps. En plus d'une précarité d'ordre monétaire, la situation de la France entraîne une précarité sociale chez le futur de notre pays. Confinements et couvres feu ont fait augmenter le temps libre disponible, mais avec une limitation du nombre et de la variété d'activités pour le combler. Si on note une augmentation des services d'interaction sociale pour le travail comme zoom ou discord, on observe également que les français se sont massivement tournés vers des loisirs numériques comme les films, séries, documentaires ou vidéos ludiques en cette période de confinement.



La croissance de twitch pendant la pandémie de la covid 19



Des chiffre en très net augmentation sur twitch en 2020


Ainsi, dans ce contexte pandémique, nous avons été témoins d'une croissance importante de la fréquentation du site Twitch, passant de 660 milliards de minutes de visionnage en 2019 à 840 milliards en 2020, soit 25% de plus. Cette plateforme, où des streamers interagissent en direct avec une audience majoritairement jeune (73% des utilisateurs ayant moins de 35 ans dont 41% de 16 à 24 ans selon Twitch), touche massivement les jeunes français en quête de divertissement. Mais la diversité des lives (passant du just chatting, au talkshow et voyant le début de la politique et des médias mainstreams), n'offrent pas qu'un simple amusement.

En effet, selon des témoignages recueillis, les consommateurs recherchent avant tout un échange. La communion entre les membres du chat et le streamers permet une vrai interaction sociale que l'on ne retrouve pas dans les médias plus traditionnels. Parfois celle-ci est la seule que va avoir le viewer (spectateur) avec un autre humain de la journée.


Twitch c'est partager quotidiennement, s'évader et construire un espace social


Ce partage va permettre d'évoquer les problèmes quotidiens ou de s'évader et de penser à autre chose, parfois simplement de parler et se sentir moins seul. De plus, le sentiment d'appartenance à une communauté, comme les viewers de Ponce : les « fleurs », renforce le sentiment de ne plus être seul et permet de sentir que l'on existe. Cette appartenance permet également de garder un rythme de vie, et de se donner des rendez-vous quotidien et hebdomadaire de live permettant de se donner une nouvelle raison de se lever le matin. Ainsi, ce moment passé entre une communauté et son streamer a été vécu comme « un rayon de soleil qui illumine une journée triste et fade ».

De l'interaction social entre le streamer, la communauté sur twitch


Ce besoin s'est vu notamment avec de l'engouement rencontré à travers l'émergence de jeu multijoueur comme Among Us. Sorti en 2018, le jeu est passé d'un pic de 3,8 mille viewers à celui de 743 milles viewers entre avril et septembre 2019 sur Twitch. Réunissant les streamers pour des parties où le premier objectif est de passer un bon moment entre amis. Parfait pour le streaming car le coté minimaliste du jeu permet à tous de comprendre l'information et de faciliter l'intégration des spectateurs. Le jeu demande alors de la communication et de l'interaction pour pouvoir gagner. Ainsi, il répondait parfaitement au besoin des jeunes présents sur les lives qui cherchent à retrouver toutes sortes d'interactions sociales qu'ils pourraient vivre quotidiennement avec leurs proches.

L'Homme étant un être social, fait pour vivre avec ses semblables (Aristote), le fait d'apporter ce lien via le stream permet donc de lutter contre la précarité sociale des jeunes. Cela donne un peu plus encore de légitimité au travail fourni par ces créateurs de contenus.